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spectacle emma keene fabrique historique spectacle
 

Mise en scène :
Texte :
Interprétation :
Scénographie :
Musique :
Costumes :
Lumières :
Maquillage :
Assistanat mise en scène :
Photos :

Camille Pawlotsky
Pierre Vignes
Anne Puisais et Stéphane Aubry
Marion Thelma
Pygmy Johnson
Louise Alice Véret
Cyril Dergent
Lucky N’Guyen
Nicolas Chedaille
Pierre Rigal


   
 
C’est l’histoire d’Emma et Sam, amoureux fous, joyeux cyniques, en butte à l’impossibilité de construire, dignes représentants d’une génération sans espoir.
« Ils n’avaient rien à perdre, ils s’aimaient et ils savaient que rien ne les séparerait. Il ne leur restait plus qu’à en profiter. »
Sam est en train de sombrer, Emma ne parvient pas à l’extirper de la souffrance.
A l’aube d’un nouveau jour sans espoir, Emma décide de se battre. Pour sauver son amant suicidaire, elle va tenter le tout pour le tout et prendre ce que personne ne lui permet plus d’avoir. La liberté, avec tous les dangers que cela implique…
Emma décide que devant le néant il reste la liberté.
 
 

   

Pour moi Emma et Sam incarnent les amants désoeuvrés de notre siècle. Il n’est plus possible aujourd’hui d’être un rêveur, les rêves se buttent contre la réalité des autres. Sam s’est enfermé un jour pour pouvoir rêver, quand notre histoire commence ses rêves se sont taris.
Ces personnages me plaisent car ils sont désespérés et amoureux. D’être amoureux leur permet de rire de leur désespoir, leur histoire est tragique mais extrêmement vivante. Ils commencent à braquer des pharmacies par nihilisme, je trouve cela très drôle car terriblement cynique. Leur but philosophique trouve une expression brutale, concrète et nourrie des clichés de leur époque. Ils ont trente ans, n’ont pas d’avenir et décident de s’en amuser. J’éprouve une grande tendresse pour ces personnages qui, refusant les solutions qu’on leur propose, choisissent un chemin misérable et sans issue.

Leur appartement a été le lieu des joies des autres, des bonheurs passés, mais eux ont toujoursété malheureux dans cet endroit figé par la tristesse. A mon sens Emma décide que devant le néant il reste la liberté. La mise en scène accompagnera le choix d’Emma. Leur univers est explosé pour laisser place à l’expression brute de leurs désirs. La lumière se transforme autour d’eux, la musique les accompagne dans leur folie, leur chambre devient leur repère secret.


   

Emma et Sam vivent dans une pièce sans fenêtre, un lieu que les générations d’avant ont habité, peut-être avec bonheur. C’est le lieu d’un passé qui ne leur appartient pas, d’un futur qu’ils n’auront jamais.

Comme le chant d’une sirène, une chanson revient régulièrement. Elle exprime l’amour de ce couple et l’appel de la mort. Ce chant fait avancer Emma, il est son moteur pour se battre.
 
Elle fige tout d’abord les personnages dans les postures dont ils ne peuvent se séparer. Puis elle laisse la place aux émotions et devient chaude et vivante.
Emma et Sam ne se représentent plus leur propre image, ils s’emmitouflent dans des vêtements épais pour se protéger de la mort. Le couple de braqueurs joue avec les modes du 21è siècle et de l’imagerie collective, ils s’amusent et se mettent en danger.

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Un premier volet du spectacle Emma adaptation de Low de Daniel Keene a été créé en janvier 2009 au Théâtre Confluences Maison des Arts Urbains à Paris. Puis un travail de réécriture avec l’auteur Pierre Vignes
a donné naissance au nouveau texte d’ Emma en résidence du 1er au 30 mars puis en représentation du 1er au 18 avril 2010 au Théâtre de l’Epée de Bois à la Cartoucherie de Vincennes.

2 comédiens
Durée du spectacle :
Public :
Espace scénique minimum :
70 minutes
à partir de 15 ans
6 m d'ouverture sur 4m de profondeur
Merci de nous contacter pour tout renseignement technique ou financier.
   

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