Les Couteaux dans le Dos

DISTRIBUTION

Auteur
Pierre Notte

Mise en scène
Anne Puisais

Collaboration artistique et Direction d’acteur
Camille Pawlotsky

Interprètes
Emilie Chertier, Xavier Guerlin, Nathalie Mann, Anne Puisais

Scénographie
Manon Goupy, Valentine Paroissien

Assistanat mise en scène
Manon Goupy

Vidéos et montage
Camille Grigaut

TEXTE

Marie et Abel, deux jeunes adolescents, en liberté surveillée. Des parents en crise, un système éducatif qui sélectionne, une pression sociale accablante, une histoire familiale ternie. Et si nos deux jeunes gens désiraient plus que tout au monde ne pas se fondre dans cette réalité-là, résister pour survivre, s’affranchir pour exister. Dans le texte de Pierre Notte, une question revient sans cesse : « Est-ce qu’à cet instant précis je vis ? » Peut-être est-ce pour se sentir vivants que nos deux personnages convoquent la mort. Ou peut-être était-ce pour faire table rase du passé, construire son histoire et s’ouvrir au futur ? Alors, lorsqu’il devient difficile de se réaliser pleinement dans une société qui nous impose un seul modèle possible, il reste une liberté, celle de pouvoir choisir…

INTENTIONS

Scéno-Video – La mise en scène choisit d’explorer les rapports entre l’image et la scène afin de donner forme à l’espace et figurer le fantasme. La pièce interroge la manière dont se déroule le temps pour ces deux adolescents en passant d’un lieu à un autre, du rêve à la réalité, du présent au passé sans jamais s’attarder. Cette forme impose un rythme à l’image et donne un caractère d’urgence à la mise en scène.

Musique et chansons en direct plateau – Elles sont un élément essentiel de distanciation, un espace de respiration. Au début, la musique donne à entendre l’enfermement, l’impuissance, l’absence de communication, le brouillage des ondes. Elle vient accompagner ensuite la révolte des jeunes adolescents dans une tonalité rock. Le rock comme un moyen de révolte contre le conformisme, la morale dominante et la société de consommation.

Le traitement des personnages – Ils sont tous des figures. La reproduction exacerbée des codes sociaux impose au récit un rythme soutenu. Des personnages névrosés, qui révèlent leur part de monstruosité. La mise en scène se doit de creuser l’humanité, la légèreté, l’humour, la profondeur de ces personnages qui ne sont en réalité, que blessés à l’excès par la peur d’exister.